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L’été de l’amour

20 Octobre 2017 , Rédigé par coming out

L’été de l’amour : « Tous les soirs, je lui coule son petit bain »

La journaliste et réalisatrice Stefania Rousselle a passé l’été sur les routes de France pour entendre parler d’amour. Cette semaine, Yann et Alexandre, qu’elle a rencontrés en Seine-Maritime, au mois de juin.

Chacun à leur tour, Yann et Alexandre, qui se sont mariés en mai et travaillent ensemble à Elbeuf, ont raconté leur histoire à Stefania Rousselle.

Yann Désaubry, 20 ans, commercial marketing dans l’entreprise de son mari Alexandre Désaubry, 22 ans, PDG d’une société de nettoyage et de service à la personne à Elbeuf (Seine-Maritime).

Misère

« J’ai rencontré Alexandre sur ­Facebook. C’était l’ami d’un ami. Je le trouvais mignon. On s’est parlé sur Skype ensuite. Pendant deux mois. Un jour, j’ai écrit à Alex : “Je crois que je suis amoureux.” Il m’a répondu : “Mais de qui ? – Mais de toi, banane !”

J’ai tout fait pour le sortir de la misère dans laquelle il était. Il n’avait plus d’endroit où dormir. Je l’ai fait venir chez mes parents. Je leur ai dit que c’était un ami et qu’il resterait quatre, cinq nuits. Il est resté un an. Ils ne savaient pas que j’étais homosexuel et qu’on était ensemble. Quand on mangeait à table, il y avait mon père en face de moi, ma mère à côté de moi, et puis Alex de l’autre côté. Et là, mes parents ont vu qu’on se regardait d’une façon pas normale, on va dire, amoureuse. Un jour, ma mère a fouillé dans ma chambre et elle a trouvé toutes les lettres qu’on s’écrivait quand on se fâchait. C’était notre moyen de nous réconcilier.

Elle m’a dit qu’elle aurait préféré l’apprendre autrement. J’étais tellement timide, je n’osais pas le dire à mes parents. J’avais peur de leur réaction parce que moi, dans ma famille, on se parle très peu de nos sentiments. Ma mère a mis quasiment un an pour accepter. Elle était devenue froide, on se faisait des dîners où personne ne parlait. Mais elle n’a jamais mis Alex à la porte.

Le jour où on est redevenu complices, ma mère et moi, j’ai demandé Alex en mariage. On s’est mariés il y a deux semaines, en mai. Les couleurs, c’était blanc, argenté, noir et pêche. »

Brioche

« J’ai décidé de prendre le nom de famille de Yann parce que je suis en rupture familiale complète. Sauf avec mon père. Mais il est mort il y a trois mois. Au funérarium, il était exposé au plein milieu. Ma famille était là. On avait l’impression qu’ils regardaient une salade montée, ils parlaient de retourner traire les vaches. Du côté de ma mère, ce sont tous des drogués, des alcooliques. Moins je les vois, mieux je me porte. Je n’ai même pas vécu avec eux, j’ai grandi en famille d’accueil. J’ai été placé à 5 ans, jusqu’à mes 16 ans. Mais je suis en procès avec eux aujourd’hui, pour maltraitance. Le jour où je suis finalement retourné chez ma mère, elle m’a mis à la porte parce que j’étais homo.

Maintenant, je suis avec Yann. C’est le calme plat. Il m’apaise. Ça fait du bien. J’ai eu d’autres conquêtes avant lui, mais il y avait toujours quelque chose dans ma tête qui me disait non. Je me suis dit : “Avec lui, tu peux y aller. Avec lui, tu es en confiance.”

On a prévu d’avoir quatre enfants. On a déjà deux chats. Tous les soirs, je lui coule son petit bain avec des bougies, tout ça. Le matin, il a souvent droit à un petit déjeuner au lit. Ce que j’aime chez Yann ? Sa brioche, ha ! C’est peut-être idiot mais il a un côté enfantin que je n’ai jamais eu, et j’aime bien. »

Stefania Rousselle / lemonde.fr

L’image contient peut-être : 2 personnes, intérieur
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La France sort du "Top 10" des pays où il fait bon travailler quand on est LGBT

17 Octobre 2017 , Rédigé par coming out Publié dans #Info général

La France sort du "Top 10" des pays où il fait bon travailler quand on est LGBT

« Dans quel pays européen faut-il travailler lorsqu’on est LGBT ? » Plutôt en Belgique, en Allemagne ou au Royaume-Uni qu’en France, selon Expert Market.

La France aurait perdu du galon concernant la reconnaissance et l’accueil des travailleurs LGBT. Selon une étude européenne réalisée par Expert Market, elle est même sortie du « Top 10 » des pays où il fait bon travailler lorsqu’on est lesbienne, gay, trans, bi ou intersexe. Réalisée pour la deuxième année consécutive, cette étude compare 43 pays selon des critères directement corrélés aux droits LGBT, et d’autres ayant trait aux conditions de travail.

En s’appuyant sur des données fournies par les mouvements civiques (ILGA, Equaldex, etc.) et par Numbeo, (la plus grande bases de données municipales et nationales au monde), cette entreprise spécialisée dans la comparaison des fournisseurs de bureau a classé les États européens en fonction des protections légales garanties au travail, de la tolérance à l’égard des homosexuels, de la discrimination au logement, ainsi que du taux de chômage et du salaire moyen des pays étudiés.

10/10 contre les discriminations mais 0/10 pour le genre

Si la France décroche de bonnes notes à ses politiques anti-discrimination et à sa tolérance à l’égard des homos, elle n’arrive qu’à la 11ème place du classement, ex-aequo avec la Croatie; un pays qui n’autorise toujours pas les couples d’hommes et de femmes à se marier. Selon Le Figaro, l’Hexagone caracolait pourtant dans le Top 10 l’année dernière, dont la dernière marche est aujourd’hui occupée par les Pays-Bas. Quelle est la raison de ce déclassement ? Selon Expert Market, la France essuie son retard notable concernant les droits des personnes trans et intersexes. Le pays est à cet égard devancé par la Norvège, la Finlande, la Belgique – en tête du classement – Malte, mais aussi par l’Allemagne, la Suède, le Danemark, la Croatie, la Grèce, l’Espagne et le Royaume-Uni.

En effet, bien que le Code du travail français reconnaisse la notion d’identité sexuelle et interdise toute discrimination en milieu professionnel basée sur celle-ci, il n’existe aucune loi ou politique publique garantissant l’expression du genre et de l’identité intersexuée. En outre, la transphobie au travail est fréquente. Elle n’est pas facilitée par le difficile processus de changement de sexe à l’état civil qui, bien que démédicalisé par la loi  « Justice du 21e siècle », reste soumis à la libre appréciation d’un juge. En juin 2008, une entreprise a toutefois été condamnée pour « licenciement abusif en raison de sa transsexualité » contre une employée qui avait annoncé sa transition à son employeur; ce jugement rendu par le Conseil des Prud’hommes était même confirmé par la Cour d’Appel de Montpellier, offrant une jurisprudence aux affaires similaires. Enfin, le taux de chômage élevé et le salaire moyen participe à la place modeste de la France qui devance néanmoins la Grèce, l’Espagne et l’Autriche.

« Il y a danger à penser que notre combat pour l’égalité est terminé »

En queue de classement, Expert Market cible les pays qui n’apportent aucune protection légale aux homos, aux trans et aux intersexes. Sans grande surprise y figurent la Russie, l’Azerbaïdjan, et l’Arménie classée pire destination pour les travailleurs LGBT. Plus généralement, c’est une fracture Est-Ouest qui est mise en lumière par cette étude et qui rappelle les résultats publiés par l’International Lesbian and Gay Association au printemps dernier dans sa Rainbow Map 2016. A nouveau, l’Italie fait figure de mauvais élève de l’Europe de l’Ouest : 25ème/35, derrière la Lituanie et la Slovénie. Une progression européenne en demi-teinte qui poussait déjà le coprésident d’ILGA Europe à prévenir en mai 2016 :

Il y a un danger inhérent à penser que notre combat pour l’égalité est terminé lorsqu’on a atteint une protection dans certains aspects de nos vies, tels que le mariage pour les couples de même sexe ou les droits parentaux (…). Nous devons nous rappeler que ces avancées, difficilement acquises, ne bénéficieront à la communauté LGBT que si elles se traduisent dans la vie quotidienne des personnes LGBT.

 

Couverture : crédit photo economyandco.com

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Mon meilleur ami (court métrage gay)

17 Octobre 2017 , Rédigé par coming out Publié dans #Lutte contre les discriminations

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Le Pacs à la mairie à partir du 1er novembre

17 Octobre 2017 , Rédigé par coming out Publié dans #Info général

Le Pacs à la mairie à partir du 1er novembre

Le Pacte civil de solidarité (Pacs)  s’enregistraient dans les tribunaux d’instance.
En transférant à l’officier d’état civil de la mairie les missions du tribunal d’instance en la matière, la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle lui donne des airs de mariage .
Jusqu’à présent, les personnes qui souhaitaient conclure un Pacte civil de solidarité (PACS) devaient s’adresser au Tribunal d’Instance le plus proche de leur résidence ou à un notaire. A partir du 1er novembre 2017, l’enregistrement précédemment pris auprès du tribunal d’instance sera transféré à l’officier de l’état civil de la mairie compétente.
Le passage du PACS en mairie (et non plus au Tribunal d’Instance) est une mesure de la loi de modernisation de la justice du XXIème siècle publiée au Journal Officiel du 19 novembre 2016 (article 48).
Les enregistrements de PACS demeurent également toujours possibles auprès des notaires. La démarche reste identique.
Attention : la mairie compétente est désormais celle dans laquelle les deux partenaires attesteront de leur résidence commune.
Depuis la mise en place du Pacs en 1999, 1,7 million de couples se sont pacsés en France.

Le Pacs à la mairie à partir du 1er novembre

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"Footballeur et homo, l'un n'empêche pas l'autre", le documentaire d'un footballeur Ardennais

13 Octobre 2017 , Rédigé par coming out Publié dans #Actualités

 

Par Aurélie Jacquand, France Bleu Champagne-Ardenne et France BleuMercredi 11 octobre 2017 à 10:58

Extrait du documentaire "Footballeur et homo, l'un n'empêche pas l'autre"
Extrait du documentaire "Footballeur et homo, l'un n'empêche pas l'autre" - Michel Royer

L'Ardennais Yoann Lemaire, premier footballeur à avoir fait son coming out, tourne un documentaire sur l'homosexualité dans le foot. Laurent Blanc, Guy Roux ou encore Didier Deschamps témoignent face caméra. Une cagnotte a été lancée sur internet pour financer le film.

L'histoire de Yoann Lemaire est l'histoire malheureusement banale d'un footballeur dont la vie dans le vestiaire est devenue un enfer en raison de son homosexualité. En 2010, alors qu'il est licencié dans le club amateur FC Chooz, cet Ardennais décide de révéler son homosexualité. Il est le premier joueur en activité à le faire en France et subit alors les mauvaises blagues, les insultes et parfois plus, de certains joueurs : "Une minorité agissante. Trois quatre joueurs", précise Yoann Lemaire "C'est allé jusqu'aux coups". Sous les yeux de l'entraîneur de l'équipe, qui préfère ignorer la situation : "Il ne se sent pas concerné par l'homosexualité, il ne veut pas en entendre parler et a préféré me mettre de côté". Le club décide alors de ne pas renouveler la licence de Yoann Lemaire, expliquant vouloir assurer sa sécurité.

 

"Le foot, c'est aussi transmettre des valeurs. Etre contre l'homophobie ou le racisme, ça en fait partie".

Viré de son club de la pointe des Ardennes, c'est Rama Yade, alors ministre des sports et Jacques Vendroux, responsable des sports à Radio France, qui décident d'aider Yoann Lemaire et de lui trouver un club. Ce sera le Variété Club de France. Il y côtoie les grandes gloires du foot français, comme Laurent Blanc, Didier Deschamps, Dominique Rocheteau, Alain Giresse ou Robert Pires. Ce sont eux qui témoignent aujourd'hui dans son documentaire.

"Footballeur et homo, l'un n'empêche pas l'autre", voilà le titre que Yoann Lemaire a choisi pour son documentaire, encore en tournage et réalisé par Michel Royer, césarisé en 2007 pour le film Dans la Peau de Jacques Chirac. L'objectif est de le sortir d'ici juin 20018 pour la coupe du monde en Russie et pour le financer, une cagnotte a été lancée sur internet, via le site de financement participatif Kiss Kiss Bank Bank.

Yoann Lemaire est toujours officiellement le seul footballeur gay en activité

"Il faut passer le cap et en parler"

Yoann Lemaire joue toujours au football, licencié à l'US des Deux Vireux qui, ironie du sort, vient de fusionner avec Chooz, le club qui l'a viré en 2010. Et d'après les statistiques, il est officiellement le seul footballeur gay en activité : "Ca me fait toujours rire parce que moi j'en connais, même dans les Ardennes et la Marne, mais ils ne le disent pas, ils se cachent et sont même très virulents sur le terrain".

Le joueur aujourd'hui âgé de 36 ans reconnaît que les choses évoluent, mais beaucoup plus rapidement dans le football professionnel que dans le foot amateur : "Dans les Ardennes quand je parle de ça, on se fout de moi, alors que quand j'en parle à Hatem Ben Arfa il me dit "C'est très bien ce que tu fais" et il ne se moque pas". Yoann cite également le témoignage de Guy Roux qui lui a dit en riant : "Bien sûr qu'il y a des homo dans le foot ! Il y en avait déjà dans les années 70, j'en connaissais. Mais la différence c'est que maintenant je l'aiderai". Ou encore Laurent Blanc qui lui a dit ceci : "C'est à vous d'en parler et l'élite du foot sera prête maintenant à vous aider".

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Oui au don du sang pour tous !

10 Octobre 2017 , Rédigé par coming out Publié dans #Lutte contre les discriminations, #Santé LGBT

Oui au don du sang pour tous !

Je m'appelle Steven Kuzan, j'ai 25 ans. Ex aide-soignant par passion, je me considère comme combattant pour le bonheur et le bien être des gens. Je suis de groupe sanguin B+, comme seulement 9% de la population mondiale. Mais même si mon sang est très rare et qu'il pourrait aider de nombreuses personnes, je me vois refuser ce qui est l'un des gestes les plus précieux pour moi : en faire don. 

  • Pourquoi ? Uniquement à cause de mon orientation sexuelle, je suis gay ! Gay donc malade ou contagieux ? NON ! Mais c'est ce que notre réglementation nous dit, en 2017 ! En effet, aujourd'hui, il est interdit aux "hommes ayant eu ou ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes" de donner leur sang sans avoir respecté une période d'abstinence sexuelle de 12 mois. Comme des centaines de milliers de français, je ne peux donc pas contribuer pour toutes ces personnes qui auraient besoin de sang comme j'en vois dans mon métier, dans ma vie. J'ai soigné des personnes souffrant de plaies complexes ou qui ont été amputées par exemple qui ont toujours besoin de transfusions sanguines... mais je n'ai pu les aider.  

Donner son sang est un devoir de citoyen, sauf qu'aujourd'hui, en France, être simplement homosexuel vous l'interdit, au même titre que les personnes se prostituant ou ayant un partenaire séropositif. 

En Juillet 2016 Marisol Touraine avait supprimé l'interdiction à vie grâce à vous et à cette pétition. Sauf que le changement n'était que communication : tout homosexuel et bisexuel doit être abstinent pendant un an avant de donner son sang ! Raison médicale ? NON ! Scientifique ? NON ! Raison politique nous dit le discrètement ministère...

Agnès Buzyn vient d'être nommée Ministre des Solidarités et de la Santé, elle peut décider de mettre définitivement fin a cette discrimination d'Etat.

Au delà de la discrimination, c'est une nécessité de santé publique ! Alors que de nombreuses campagnes sont menées chaque année pour récolter ce sang qui fait défaut à tant de malades, sans cette interdiction il y aurait des centaines de milliers de don en plus ! Homosexuel ou non, vous aussi ou vos proches risquez de vous retrouver dans le besoin de sang un jour.  

  • Enfin, il est important de préciser que chaque poche de sang prélevée et systématiquement analysée et les précautions prises pour les personnes hétérosexuelles sont amplement suffisantes pour éviter tout risque en cas de contamination du VIH par exemple. Pourquoi les homosexuels qui n'ont pas de comportements à risque ne pourraient pas donner leurs sang ? C'est honteux en notre époque!

J'ai décidé de me battre pour cette cause et j'espère que vous tous allez m'aider à faire entendre ce message à notre Ministre des Solidarités et de la Santé.  

Ce n'est, malheureusement, qu'une petite partie des inégalités des droits entre personnes/genres/sexe/origines mais il faut se battre pour chaque causes importante.

Signez ma pétition! Faites bouger les choses, aidez à la vie, aidez au bon sens et restez solidaires.
 

Suivez au plus près les avancées sur la Page Facebook et sur Twitter : @DonPourTous & @StevenKuzan

 

Cette pétition sera remise à:
  • Ministre des Solidarités et de la Santé
    Agnès Buzyn
  • Directeur Adjoint de Cabinet Santé
    Yann Bubien
  • Cheffe de Cabinet
    Sophie FERRACCI

 

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Selon une étude du ministère de l’Intérieur, les crimes et les délits « anti-LGBT » sont plus nombreux dans le Calvados que dans le reste de la Normandie

5 Octobre 2017 , Rédigé par coming out Publié dans #Lutte contre les discriminations

Selon une étude du ministère de l’Intérieur, les crimes et les délits « anti-LGBT » sont plus nombreux dans le Calvados que dans le reste de la Normandie

Selon l’étude du ministère de l’Intérieur, publiée le lundi 2 octobre 2017, plus de 1 000 victimes de crimes ou de délits « anti-LGBT » (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) ont été recensées par les forces de police et de gendarmerie en 2016, en France. Le département du Calvados dénombre entre 12 et 27 victimes en 2016, alors que les autres départements de Normandie, l’Eure, la Seine-Maritime, la Manche et l’Orne, en comptent chacun entre cinq et douze
Depuis la mise en place du plan de mobilisation contre la haine et les discriminations anti-LGBT le 21 décembre 2016, le ministère de l’Intérieur s’est engagé à publier les chiffres annuels des actes visant les personnes LGBT.
Cette enquête publiée en 2017, recensant les crimes et les délits « anti-LGBT », est donc la première diffusée depuis la création du plan de mobilisation. Il n’est donc pas possible de comparer ces chiffres avec les années précédentes.
LIRE AUSSI : En Normandie, un projet de « Refuge », pour les jeunes homosexuels en rupture familiale
Quelles sont les infractions recensées ?
Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, les infractions anti-LGBT subies par les victimes sont des injures ou des outrages à hauteur de 32 %, et à 24 % des violences physiques. Viennent ensuite les menaces (18 %). Les discriminations constituent 2 % de cet ensemble, et les infractions à caractère sexuel 6 %.
Cependant, selon l’association des policiers et gendarmes LGBT, Flag !, qui communique chaque année sur les chiffres de l’homophobie recensés par la police et la gendarmerie, les actes homophobes sont exponentiels. Selon leurs enquêtes, qui ne prennent pas en compte exactement les mêmes références que celles du ministère de l’Intérieur, 994 faits ont été enregistrés par la police nationale en 2015 (618 en 2014) et 529 par les gendarmes en 2015 (551 en 2014).
De son côté, l’association SOS-Homophobie, compte le nombre de témoignages reçus, le plus souvent anonymement, sur sa plateforme téléphonique d’écoute. Des témoignages qui ne font pas toujours l’objet d’une plainte. Le nombre de témoignages recueillis par SOS-Homophobie augmente fortement en 2016. L’association en recense 40 sur l’année 2016 en Normandie, et déjà cinq ont été recensés depuis le début de l’année 2017. Soit, comme à l’échelle nationale, « une augmentation d’à peu près 20 % ».
Qui sont les victimes de ces actes ?
Les victimes de ces infractions sont jeunes : plus de la moitié ont moins de 35 ans, et 30 % entre 15 et 24 ans, alors que cette classe d’âge ne représente que 12 % de la population.
À noter que plus de la moitié des infractions anti-LGBT ont lieu dans les très grandes agglomérations, qui abritent 40% de la population.
L’association historique LGBT de Caen (Calvados), Les Enfants Terribles, précise que si les chiffres sont en hausse, « c’est aussi parce que les langues se délient enfin et que les victimes arrivent à parler, ce qui n’était pas le cas avant ».
LIRE AUSSI : Homophobie : un jeune Cherbourgeois violemment agressé à Paris
Pour expliquer les chiffres du Calvados, Philippe Mary, le vice-président de l’association avance plusieurs arguments. « À Caen, une victime aura moins de mal à aller porter plainte que dans une ville comme Flers par exemple. » Et la présence de nombreuses associations LGBT sur le secteur caennais peut aussi expliquer le nombre de crimes et de délits recensés par les forces de l’ordre dans le Calvados.
Mais le militant des Enfants Terribles ne minimise pas la réalité des agressions et des insultes vécues au quotidien. « Nous faisons partie du Réseau d’aide aux victimes d’agression et de discrimination et nous avons régulièrement des victimes au téléphone. » Il rappelle que « rien n’est gagné » :
Si nous avons gagné le mariage gay et une reconnaissance des actes homophobes, ces chiffres montrent que rien n’est gagné et que tout est encore fragile. Nous ne sommes pas l’abri qu’un gouvernement reviennent sur ces lois. Et il y a encore un gros travail à faire auprès de la population pour faire accepter les différences. C’est une lutte quotidienne. Il y a encore trop de paroles et d’attitudes ambiguës vis-à-vis des LGBT.
Philippe Mary alerte également sur les insultes et les propos homophobes tenus sur les réseaux sociaux envers les LGBT. « Derrière leurs écrans, les gens se lâchent. » La proportion des actes « LGBTphobes » de la part d’internautes est passée de 20 à 22 % à l’échelle nationale, selon SOS-Homophobie.

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TF1 SPORT ET HOMOPHOBIE

5 Octobre 2017 , Rédigé par coming out Publié dans #Lutte contre les discriminations

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Les Nations Unies adoptent une résolution contre la peine de mort pour « homosexualité »

5 Octobre 2017 , Rédigé par coming out Publié dans #Info général

Les Nations Unies adoptent une résolution contre la peine de mort pour « homosexualité »

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a approuvé, ce vendredi 29 septembre, 2017, par 27 voix pour, 13 contre et 7 abstentions, une résolution condamnant l'application « discriminatoire » de la peine de mort, à l'encontre particulièrement des personnes présentant un handicap mental ou intellectuel, de moins de 18 ans au moment des faits qui leur sont reprochés, des femmes enceintes ou pour apostasie, blasphème, adultère et relations sexuelles consensuelles « entre personnes de même sexe ».

C'est la première fois qu'une telle résolution fait explicitement mention à l'homosexualité. Le texte est « historique », souligne Renato Sabbadini, directeur exécutif de l'Ilga (Association internationale des lesbiennes, gays, bi, trans et intersexes).

« Insensé », en effet, qu'il y ait encore des pays « où l'on peut être exécuté simplement pour l'amour que l'on porte à une autre personne », ajoute le militant, se réjouissant de cette bienheureuse solidarité internationale, portée par la Belgique, le Bénin, le Costa Rica, la France, qui a aboli la peine de mort en 1981, le Mexique, la Moldavie, la Mongolie et la Suisse.

Il déplore toutefois la position « sans surprise » des Etats-Unis, qui a voté « contre », avec le Bangladesh, le Botswana le Burundi, la Chine, l'Egypte, l'Ethiopie, l'Inde, l'Irak, le Japon aussi, le Qatar, l'Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis.

Un rejet du texte difficile, assure l’administration américaine, mais justifié « en raison des préoccupations plus larges concernant l'approche de la résolution, qui condamne la peine de mort en toutes circonstances, appelant à son abolition ».

Elle est en vigueur dans 31 des 50 États américains, qui figurent dans le « top 10 » mondial des exécutions de prisonniers, selon le Death Penalty Information Center.

Mais « les États-Unis condamnent sans équivoque toute criminalisation, et d'autant plus l'application de la peine capitale, pour des comportements tels que l'homosexualité, le blasphème, l'adultère et l'apostasie », a insisté Heather Nauert, porte-parole du Département d'Etat.

En 2014, l'administration Obama s'était déjà abstenue de voter sur un projet similaire, outre droits LGBT, exhortant pourtant les gouvernements qui appliquent la peine de mort, à le faire « conformément à leurs obligations internationales en matière de droits de l'homme ».

Persécutés dans au moins 75 pays, les homosexuels sont passibles de la peine de mort en Afghanistan, Arabie Saoudite, au Brunei, en Iran, Irak, en Mauritanie, au Nigeria (dans les 12 états du Nord ayant adopté la Charia), au Pakistan et Qatar, en Somalie, au Soudan, en Syrie et au Yémen.

Terrence Katchadourian
stophomophobie.com

La lutte en faveur d'une dépénalisation universelle est un sujet prioritaire pour STOP homophobie et nous avons besoin de votre soutien pour mener au mieux nos actions contre la stigmatisation et les violations graves des droits de l’Homme, dont sont victimes les LGBT+ partout dans le monde.


En savoir plus sur https://www.stophomophobie.com/les-nations-unies-adoptent-une-resolution-contre-la-peine-de-mort-pour-homosexualite/#hh3e5ybjiFP2QwbE.99

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Une bande dessinée lutte avec Le Refuge contre l'homophobie

1 Octobre 2017 , Rédigé par coming out Publié dans #L'association soutiens

Vous ne connaissez pas Chereau ? Peuchère ! Quel diable d’homme nous avons là. Outre ses méthodiques et désopilantes interventions du vendredi, l’homme publie également des bandes dessinées de très bon goût. Et certaines l’engagent même dans des causes particulièrement noble. Chereau sur son cheval blanc, heaume rabattu et lance au vent, ça en impose.

 


 

 

C’est avec l’association Le Refuge que les Pixel Fever Editions se sont associées. Pour tout exemplaire du livre L’égalité est un long fleuve tranquille, 1 € sera reversé à l’organisme. 

 

Cet album d’Antoine Chereau aux dessins puissants, justes et percutants, dénonce avec humour les discriminations ordinaires et soutient l’action du Refuge. 
 

Une campagne de communication est portée par le Refuge pendant toute cette période. L’album pour sa part est d’ores et déjà disponible dans toutes les librairies et les sites de vente en ligne. L’opération sera mise en place jusqu’au 31 décembre.

 
Le Refuge s’associe à Pixel-Fever Editions et au dessinateur de presse Antoine Chereau, en partenariat avec l’Institut Randstad pour l’Egalité des Chances et le Développement Durable, afin de promouvoir l’album "L’égalité est un long fleuve tranquille".
LE-REFUGE.ORG

 

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