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Coming out

Le placard ou comment en sortir

7 Octobre 2016 , Rédigé par coming out

Le placard ou comment en sortir

Pourquoi le coming out

Le coming out , en français « sortir du placard », est l’acte par lequel une personne décide de manifester ouvertement son homosexualité. Si le terme anglo-saxon est couramment employé, c’est parce que le coming out a été l’acte de revendication et d’identification le plus populaire dès la naissance des mouvements gay contemporains.

On pourrait dire qu’il y a trois types de coming out :

  • Celui pour soi : accepter et assumer le fait qu’on est attiré par des hommes n’a rien d’évident pour soi-même. La plupart des adolescents ou des jeunes gays traversent une période, qui peut durer plusieurs années, pendant laquelle ils refusent de s’identifier comme homosexuels, alors même qu’ils peuvent avoir des relations homosexuelles. Puis vient un jour où ils ressentent le besoin de vivre librement leurs attirances et sentiments.
  • Celui auprès des autres : selon qu’on s’adresse à sa famille, à ses amis ou à des collègues, la manière de le manifesterforme et le moment diffèrent. À chacun de se sentir libre de l’aborder comme bon lui semble, quand il le souhaite, sans ressentir de pression.
  • Celui auprès des gays : a priori, c’est le schéma le plus facile des trois ; il marque l’entrée dans une forme de communauté, où les gays se reconnaissent entre eux.

Certains font leur coming out seulement auprès de leurs proches ; d’autres, au contraire, n’en parlent pas à leur famille, mais uniquement à leurs amis ; et nombreux sont ceux qui, s’ils vivent très bien leur sexualité dans la sphère privée, cachent leur homosexualité sur leur lieu de travail.

Rares sont ceux qui disent et affirment, en toute circonstance, qu’ils sont gay, certains estimant que cela relève de l’intime, et que leurs collègues n’ont donc pas à en être informés ; alors que d’autres refuseront, à l’inverse, de ne pouvoir afficher leur relation amoureuse, comme les hétéros le font. C’est à chacun de savoir à qui, et comment, il souhaite en parler.

Le coming out n’est pas un aveu, ni une obligation

Le coming out est un processus personnel, voire permanent, qu’il faut penser à sa manière, et avec ses propres mots. Il n’y a aucune obligation à le faire, ; il ne s’agit pas d’un aveu. Au contraire, l’on pourra en tirer quelques bénéfices, et en premier lieu éviter les mensonges contraints ou les non-dits sur sa vie privée. La levée de ce « secret » peut ôter un poids psychologique certain et réduire le stress en vous. Cela peut vous redonner confiance en vous-même, et vous permettre d’être reconnu et apprécié de votre entourage. Enfin, cela peut vous rapprocher aussi d’autres personnes, qui sont dans la même situation que vous ou qui sont passées par là.

Mais attention ! Le coming out ne doit pas être un « poids » : en effet, dans beaucoup de circonstances, il n’est pas facile à faire, notamment auprès de ceux, familles et ou employeurs notamment, qui se montrent manifestement hostiles, mais dont on reste dépendant.

Petit guide du coming out

1° Le dire ou pas ?

Que dire ? Au début du processus de coming out, certaines personnes ne sont pas prêtes à s’identifier comme « gay », craignant peut-être d’être désormais définies par cette seule identité. Il n’est donc pas obligatoire d’utiliser ce terme, d’autant plus quand on ne se ressent pas forcément « homosexuel ». Vous pouvez, par exemple, partager avec une autre personne l’attraction que vous éprouvez envers quelqu’un du même sexe ; tentez de décrire ce que vous ressentez… Ce sera’est un premier pas.

Comment le dire ? Vous pouvez aussi écrire ce que vous souhaitez dire, car parfois la parole est difficile. Mais si vous êtes sûr de vous, alors vous pouvez y aller plus franchement. Peu importe la manière, il n’y a pas de « phrase magique » : allez au plus simple, par mail, dans une lettre.

Quand le dire ? Évacuons d’emblée la question de l’âge. Il n’y a pas d’âge pour faire son coming out. Il faut simplement choisir le bon moment : le vôtre. Le bon moment, c’est celui où l’on est au clair avec sa sexualité . La question du moment est donc importante ; il faut que vous vous sentiez prêt, que vous en ressentiez le besoin, si ce n’est l’envie. Mais soyez également conscient de l’humeur et des problèmes de ceux auprès de qui vous souhaitez le faire. Car même si le moment est propice pour vous, évitez d’en parler à ceux/celles de vos ami-e-s au moment où ils seraient eux-mêmes en butte à des difficultés passagères, par exemple. Ce conseil n’est pas forcément pour les protéger, eux, mais pour que vous n’ayez pas à faire face à un rejet ou à une réaction inappropriée de leur part, qui seraient dues aux circonstances qu’ils traversent plutôt qu’à une réaction négative à votre égard… Avec vos parents, essayez de trouver un moment où vous saurez qu’une conversation sereine est possible avec eux.

2° Auprès de qui le faire ?

La plupart des gays qui envisagent leur coming out le font parce que, tôt ou tard, ils ne peuvent ou ne veulent plus cacher qui ils sont réellement, et qu’ils aspirent à des relations plus authentiques avec leur entourage. Plusieurs interlocuteurs sont à prendre en compte.

Ses parents : C’est souvent avec les parents que le coming out s’avère le plus difficile. Les parents élèvent rarement leur enfant en caressant le doux rêve qu’il soit un jour homosexuel !... C’est donc souvent un moment difficile pour eux. Mais la peur de les « décevoir » ne doit pas être un frein : l’amour des parents pour leur enfant, dans la grande majorité des cas, leur permet, tôt ou tard, d’« accepter ».

Ses amis : Cela sera probablement plus facile qu’avec vos parents ; il faut donc peut-être commencer par là. Si ce sont de bons amis, ils seront là pour vous écouter quand vous voudrez faire votre coming out auprès de vos parents. Et si ça se passe mal, vous aurez alors d’autant plus besoin du e réconfort de vos amis.

Ses enfants : Une sorte de coming out à l’envers. Certaines personnes, dans leur maturité, se décident à vivre une sexualité qu’ils refoulaient jusque-là. C’est alors que la question de le dire à ses enfants peut se poser. Dans ce cas, l’autre parent des enfants est peut-être la personne avec qui il faudrait bâtir une stratégie. Les mêmes précautions demeurent, comme pour les autres cas : attention au moment choisi, en particulier vis- à- vis de ses enfants.

Son médecin : Pour être médicalement suivi au mieux, le principe de vérité doit être l’axe de la relation avec votre médecin. Ce dernier a besoin de connaître vos pratiques, et les risques qui y sont liés. Si vous ne vous sentez pas à l’aise pour en parler avec lui, vous pouvez changer de médecin ! La sexualité a un rôle important dans la santé ; il, faut donc pouvoir l’aborder en confiance avec le praticien que vous avez choisi.

3° Les risques

Tout le monde ne sera pas forcément compréhensif, et certains seront peut -être choqués, voire hostiles. Mais, le plus souvent, cela reste provisoire ; le temps fait son « travail », et laisse à chacun la possibilité d’« avancer » à son rythme….

Cependant, certaines relations peuvent changer de façon permanente, et ; si certains peuvent s’éloigner ou couper les ponts, des rencontres peuvent aussi avoir lieu et des liens se solidifier à l’occasion d’un coming out… Mais attention : il existe (rarement, mais cela arrive), notamment pour des mineurs (moins de 18 ans), des cas d’expulsion de leur maison familiale, ou de perte du soutien financier de la part des parents. Si donc vous dépendez encore financièrement de vos parents, peut-être vaut-il mieux attendre un peu, . Ou vous renseigner auprès d’associations qui pourraient vous soutenir dans vos choix (voir les liens en fin d’article).

Le risque du tabou : Si, une fois dit, le sujet est « enterré » et que plus personne ne vous en parle, que l’on fait comme si vous n’aviez rien dit, : attention ! Votre entourage est peut-être en train de prendre l’habitude de ce « non-dit », ce qui équivaudrait à un retour en arrière, comme si votre coming out n’avait pas eu lieu…. Dans ce cas, brisez le silence : parlez de choses qui sous-entendent que vous êtes gay, parlez de votre petit copain, parlez de votre week-end de la Gay Pride… mais ne laissez pas s’installer l’omertá.

4° Vous n’êtes pas seul

Que ce soit les associations, l’infirmière du lycée, les lignes téléphoniques ou sur Internet, les soutiens ne manquent pas pour vous aider tout au long du processus de coming out. Faites -vous aider et accompagner : , n’hésitez pas ; d’autres sont passés par là, et leur expérience peut vous être précieuse.

De manière anonyme, vous pouvez faire appel à la Ligne Azur, quelle que soit votre situation vis-à-vis du coming out, que vous y pensiez, que vous l’ayez déjà fait ou que vous vous apprêtiez à le faire. La personne qui vous écoutera pourra aussi vous orienter vers une association ou toute autre structure proche de chez vous.

- LIGNE AZUR : http://www.ligneazur.org

- SOS homophobie : http://www.sos-homophobie.org/

- Fil santé Jeunes : http://www.filsantejeunes.com/

- APGL/ Contact : http://www.apgl.fr/

- See more at: http://www.prends-moi.fr/etre-ou-ne-pas-etre-gay/le-coming-out/le-placard-ou-comment-en-sortir#sthash.vr25rLqL.dpuf

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