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Coming out

L’homosexualité à travers les âges

25 Octobre 2016 , Rédigé par coming out Publié dans #Info général

 

homosexualité existe depuis la nuit des temps. Si beaucoup pensent que le combat pour faire accepter l’homosexualité est en train d’être gagné, il serait opportun à ces personnes de se rappeler que l’histoire de l’homosexualité n’est pas une ligne droite qui va de plus en plus vers l’acceptation. Il n’y a pas un avant qui serait fait de rejet, de souffrance et de répression et un maintenant plus heureux qui serait chose acquise. Comme le montre le passé, les homosexuels ont déjà connu des période de relative tolérance à leur égard, (notamment en grèce antique et dans l’allemagne pré- nazie) ce qui n’a pas empéché d’être persécutés quelques temps après alors qu’on pensait alors que rien ne pouvait arréter la marche vers leur totale intégration dans la société. Il semble donc intéressant de retracer l’histoire de l’homosexualité pour rappeler que le combat ne s’arrétera jamais et qu’il est nécessaire de rester vigilant. Cette bréve étude permettra, en outre, de tordre le cou à certaines idées reçues.

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La Grèce antique: péderastie et rite initiatique.

vant de parler de la Gréce et pour ne pas laisser penser que le probléme gay est purement occidental; il est bon de rappeler que les pharaons comptaient des jeunes garçons dans leurs harems et qu’au japon, les samourais, emblémes de la force, se livraient à des relations homosexuelles.

Concernant la Gréce, on pense que l’homosexualité y était totalement acceptée, ce qui n’est pas complétement exact, les choses étant beaucoup plus complexes. Certes la “paiderasteia” y était acceptée mais celà n’est pas exactement ce qu’on désigne de nos jours par le mot “Homosexualité”.Ce que les grecs encourageaient, c’etait l’amour entre un homme (eraste) et un jeune garçon (éroméne) alors que l’amour entre deux hommes était plutôt considéré avec mépris.
Dire dès lors que l’homosexualité a eu son age d’or en Gréce antique est faux. Il faut se rappeler que le culte du corps était omni présent à l’époque, “disposer” d’un jeune garçon (ce qui impliquait un corps sain, svelte, imberbe..répondant à tous les critères de beauté de l’époque) était donc très valorisant et n’était donc que le paroxisme de ce culte.

La relation entre ces deux personnes de sexe masculin répondait aussi à un rôle éducatif: si le plus agé pouvait admirer la beauté du corps du benjamin, en contre partie, il devait servir de modéle pour ce dernier. La pédérastie y est donc considérée comme un rite initiatique entre un adulte (le maitre) et un jeune garçon (l’éléve), d’un rite social de passage, où l’enfant élevé par les femmes s’émancipe pour devenir un homme.

es relations entre le maître et l’éléve étaient théoriquement platoniques mais dans les faits, celles-ci étaient souvent sexuelles. Dans ce cas, les régles étaient très codifiées: l’adulte devait jouer le rôle de l’actif, le jeune garçon étant là et uniquement là pour le plaisir de son ainé auquel il devait obéir.Si il venait à ce que l’adulte soit, dans un rapport sexuel, celui qui soit le passif, il se faisait rapidement rappelé à l’ordre et subissait de nombreuses critiques. Et c’est très symptomatique de la raison pour laquelle la pédérastrie était acceptée en Grèce antique, raison bien peu glorieuse.

En effet, si on acceptait ces relations homosexuelles entre un adulte et un garçon, c’etait avant tout parceque la société grecque était mysogine et que la femme y était traitée avec mépris. On ne se mariait pas par amour mais pour des raisons basement politiques , financières ou religieuses. Le célibat était très mal vu et même dans certaines villes comme Sparte, celui-ci était puni par la loi.

Coucher avec une femme était donc avant tout pour s’assurer une déscendence. Alors que l’amour vrai et noble, la recherche du vrai plaisir charnel se faisait entre hommes. La péderastrie était donc avant tout une traduction du machisme de la Grèce antique.
D’où aussi , le fait qu’on n’acceptait pas que l’adulte soit le passif car dans ce cas, il se rabaissait au niveau de la femme et il n’avait plus , vu son age, l’excuse de la jeunesse qu’avait le jeune garçon avec qui il couchait.
De même, on n’acceptait pas que ces rapports se poursuivent une fois que le garçon arrivait à l’age adulte. L’éraste s’occupait du jeune garçon de 12 ans à 18 ans, c’est à dire à partir du moment où la barbe apparaissait

L’homosexualité fût parfois institutionnalisée dans certains milieux aristocratiques ou dans l’armée. Ce fût notamment le cas à Sparte ou à Thébes. On invoquait souvent pour justifier une telle tolérance, l’atout militaire que l’homosexualité représente: en effet, deux amants côte à côte sur un champ de bataille, sont plus combatifs puisque ce n’est pas seulement leur vie qui est en jeu mais aussi celle de leur amant. Le bataillon sacré de Thébes composé uniquement de couples gays remporta de très nombreuses victoires pendant 30 ans et il fallût toute l’armée d’Alexandre pour en venir à bout.

On préte aussi à des homosexuels, le meurtre de nombreux tyrans et un rôle primordial dans l’installation de la démocratie dans plusieurs villes. Ils ont donc parfois joui d’une réputation de courage et d’amour de la liberté.

Mais dans tous les cas, si on tolérait l’homosexualité, c’etait à condition que les concernés se comportent comme des hommes et on refusait qu’ils agissent comme des “folles” sous peine de se voir rejetés et traités de « culs-larges ».

Les historiens grecs, Éphore et Strabon, évoquent ,quand à eux des mythes selon lesquels des hommes vennaient kidnapper des garçons et les emmènaient dans les forêts, où ils les gardaient pour en faire des hommes. L’apprentissage durait deux mois, au cours desquels il y avait pénétration anale. Voir son fils enlevé etait très honnorifique, et c’est pourquoi les familles se montraient peu entrainte pour empécher ces enlévement.

Comme le dit Michel Foucault, il faut donc rejeter l’idée que l’homosexualité était tolérée à l’époque de la Grèce classique. d’une part, il s’agissait plus d’une bisexualité puisque les hommes y étaient mariés et d’autre part, parceque, les pratiques qui y étaient acceptée étaient strictement définies  et enfermées dans un carcans de régles

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e sort des gays va subir un changement avec l’arrivée du christianisme mais à ce sujet, il est nécessaire de rappeler certains faits. La Bible, livre saint commun aux trois religions monothéistes, condamnait déjà l’homosexualité, ce n’est donc pas une nouveauté “chrétienne”.

Sodome et Gomorrhe, furent ainsi détruites par le feu du fait de leur “dépravation homosexuelle”. Et on peut lire, dans le Lévithique, “quand un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont commis tous deux une abomination. Ils seront punis de mort”
Mais surtout l’équation largement répandue “christianisme = répression” est inexacte. Comme l’a démontré John Boswell, ce que l’on va qualifier de morale chretienne, à savoir la monogamie, interdits à propos de la sexualité.. tout celà existait déjà avant l’avénement du christianisme.

ROME et l’HOMOSEXUALITE

n retrouve un peu la même situation à Rome: niveau pratique sexuelle, on se montre relativement libéré. On accepte que l’esclave serve d’objet sexuel pour son maitre et les relations sexuelles entre deux hommes libres sont tolérées même si elles peuvent donner lieu parfois à quelques moqueries. Ce qui pose probléme c’est, comme en Grèce, la passivité plus que l’homosexualité. On va même jusqu’à penser qu’un homme passif est incapable de bien diriger et d’être un bon politicien. Ce qui n’empêchera pas l’empereur Néron de se marier avec son esclave castré Sporus.

Si les relations homosexuelles étaient admises à Rome, à condition que ce soit juste pour le plaisir charnel et que l’homme soit marié à une femme dont le rôle se limitait à tenir la maison et à élever les enfants, le lesbianisme y était mal vu. Dans une société mysogine, on voyait dans le lesbianisme une provocation à la toute puissance masculine.

ciceron
Mais des voix se font de plus en plus entendre pour condamner toutes formes d’homosexualité,  c’est notamment le cas de Cicéron. Et peu à peu les lois romaines vont se montrer de plus en plus sévéres envers les gays.

Ainsi, la Lex scatina de 226 punit d’une amende l’amour entre deux hommes libres. C’est prèt d’un siècle avant que la religion catholique ne devienne religion d’état. on ne peut donc pas lier homophobie et religion chrétienne. Comme le souligne Boswell, la morale judéo-chrétienne a fait sienne, pour l’essentiel, l’attitude envers la sexualité des autres codes moraux qui l’ont précédée. Le christinanisme n’a donc rien inventé et a juste repris des régles qui existaient bien avant sa création.

 
L’ARRIVEE DU CHRISTIANISME

e christianisme a bien évidemment joué un role dans la place des homosexuels dans notre société et dans la répression. Mais ce n’est pas, comme il vient d’être dit, le christianisme en tant que tel qu’il faut accuser car l’homophobie et les régles condamnant l’homophobie préexistaient au christianisme. Ce serait faire preuve de peu de réflexions que d’affirmer que tout allait bien pour les gays jusqu’à ce qu’à l’arrivée du christianisme.

Le christianisme n’a été que l’eau qui est venue arrosée les graines d’homophobie qui préexistaient dans divers codes moraux de nos sociétés. Et il est fort à parier que si celà n’avait pas été l’église, il y aurait eu une autre religion, une autre idéologie.. qui aurait donné la chance à cette homophobie latente qui n’attendait qu’à se développer. De plus, comme le souligne Yvan Matagnon dans la revue Historia, en février 2002, “L’église sera toujours plus clémente que le pouvoir civil, particulièrement pour ses clercs” concernant les sanctions à infliger en cas d’acte homosexuels.

n 313, la religion chrétienne devient religion d’état sous l’empereur Constantin. Il faudra pourtant attendre 30 ans pour qu’une loi réprimant l’homosexualité voit le jour. C’est , en effet, en 342, qu’un texte législatif va condamner l’homosexualité passive. Sous l’influence de personnes telles que Saint Augustin, ces lois deviennent de plus en plus sévéres. Après avoir été qualifiées de crime contre la dignité humaine, les relations entre hommes deviennnent un crime contre nature. En 390, l’empereur Théodose rejette officiellement l’homosexualité, une « infamie qui condamne le corps viril, transformé en corps féminin, à subir les pratiques réservées à l’autre sexe ». La spirale infernale ne fait que commencer.

Saint Ambrose convertissant TheodoseOn ne fait plus le distinguo passif/actif pour arriver à une condamnation totale de l’homosexualité. Sous le règne de Théodose (379-395), on prévoit même le bûcher pour de tels actes. Et les circonstances ne vont pas jouer en faveur des gays. En effet, l’empire romain doit faire face à des guerres meurtrières. A celà s’ajoutent des catastrophes naturelles (tremblements de terre.)et des épidémies. L’empire voit sa population fondre comme neige au soleil.
Le taux de mortalité atteint des sommets, l’age moyen tombe à 25 ans et moins de 25% de la population arrivera à dépasser la barre des 50 ans. Il faut réagir et favoriser la procréation. Les romains doivent faire des enfants pour assurer la pérénité de l’empire. Dans un tel état des choses, l’homosexualité apparait comme un frein et un danger qu’il faut éliminer. Ce n’est plus seulement la morale qui se trouve atteinte mais l’existence de la société même. L’homosexualité constitue une menace pour le repeuplement de l’empire romain dans la mesure où cette sexualité empêche toute procréation. On va alors redurcir les lois réprimant l’homosexualité.

Pour faciliter les choses, on va se servir de la religion et affirmer que les tremblements de terre et les épidémies sont des châtiments divins pour punir les homosexuels. En s’en prenant aux gays, on ne fait donc que punir le “coupable” des catastrophes qui déciment l’empire.

L’empereur Byzantin Justinien (527-565) se montrera particulièrement cruel envers les homosexuels: en 553, il fera condamner tout acte homosexuel par la castration et le bûcher.

 

AU MOYEN AGE

richard coeur de lion

peu à peu, l’homophobie tend à se calmer. On cesse de voir les homosexuels comme les responsables de tous les malheurs. Celà reste certes une faute mais au même titre que l’adultére, pas plus, pas moins. Le début du Moyen age se caractèrise donc par une relative tolérance même si le terme n’est pas tout à fait exact. On voit même certaines situations saugrenues se produire. Ainsi, des ouvrages de clercs à la gloire de l’amour entre hommes sont publiés. On consacre même un évêque ouvertement homosexuel à Orléans en 1098 sans que le pape Urbain II ne dise quoique ce soit bien qu’il ait été au courant. En Angleterre, les aventures avec des hommes des rois Richard Coeur de Lion et Edouard II d’Angleterresont de notoriété publique.

Malheureusement ce climat assez tolérant ne va pas durer.
a montée de l’absolutisme au 13ième siécle va porter un rude coup à l’homosexualité. Les plus réactionnaires de l’église trouve dans le climat agité du moment un prétexte idéal pour relancer la lutte contre les gays. On est alors en pleine croisade, on cherche des coupables, des ennemis facilement identifiables et les gens se tournent de plus en plus vers l’église. Partout en Europe des lois sévéres vont alors condamner fermement les responsables de ce que l’on appelle alors des “crimes contre la nature”.

saint tomas d'aquin
Saint-Thomas d’Aquin
 (1225-1274), théologien de renom, jouera un grand rôle dans le retour de la répression contre les homosexuels et dans la position homophobe de l’église catholique.
Peu à peu, on rapproche les notions d’homosexualité et d’hérésie notamment parceque le plus souvent les homosexuels faisaient parties de groupes en rébellion contre l’église. A ce titre, les homosexuels sont condamnés à la peine capitale.

D’un pays à l’autre, les modalités d’exécution varient: en Espagne, celui qui est déclaré coupable de “péché contre nature” est castré et lapidé; en France, on préfére le bucher, en Angleterre, on les enterre vivant….

La répression des homosexuels est sévére mais elle n’est pas exceptionnelle à cette époque et sil sont loin d’être les seuls victimes de cette intolérance: les juifs et les prêteurs sur gage sont eux aussi sanctionnés.

La Réalité des chiffres

 

On estime qu’entre 1317 et 1789, il n’y a eu que 78 procès pour homosexualité et 38 condamnations à la peine capitale soit un condamné tous les 7 ans. Comme le fait remarquer Yvan Matagon, comparé aux 10 de femmes brulées pour sorcélerie chaque année durant cette période, c’est bien peu.

L’église part aussi en guerre contre l’homosexualité dans ses propres rangs. Elle met tout en place pour empêcher toute tentative homosexuelle chez les moines. C’est pour celà, par exemple, qu’elle généralise les dortoirs de 10 personnes placées sous la surveillance d’un ancien dans les monastères, ce qui empêche tout rapprochement nocturne. Et on n’hésite pas à se servir de l’homosexualité pour discréditer ses opposants. Ainsi, le roi Philippe Lebel en conflit avec le pape Boniface VIII désireux de réaffirmer son pouvoir, l’accusera d’être sodomite.

La situation générale de la société donne lieu à de terribles débordements: Edward II, roi d’Angleterre dont l’attirance pour les hommes est de notoriété publique est déchu et empalé par le rectum selon certaines rumeurs; les chevaliers de l’ordre des templiers sont massacrés au motif, entre autres, d’être des sodomites…

La Renaissance: l’homosexualité renaît à travers l’Art

La Renaissance va permettre de relacher très légérement la pression sur les homosexuels notamment grace à la redécouverte des chefs d’oeuvres de l’antiquité. Si les textes se montrent toujours aussi fermes (malgré la tentative de certains juristes pour dépénaliser ces faits), en pratique un certain libéralisme réapparait. Les homosexuels trouveront à travers l’art un moyen de s’exprimer.  Pendant toute cette période, les tableaux présentant des hommes nus se multiplient.


Michel ange
 glorifiera à travers la plupart de ses oeuvres la beauté du corps masculin. Malgré tout, une certaine censure veille et les sonnets qu’il écrira pour l’homme dont il était amoureux verront le pronom “il” remplacé par “elle” et ce n’est qu’en 1863 que tout reviendra en ordre.
Il est important de noter que cette bienveillance concernait surtout des artistes placés sous la protection de riches et puissants mécénes, et non pas l’homosexuel lambda.

C’est durant cette période qu’on découvre aussi les pratiques homosexuelles dans le Nouveau Monde à travers les Aztéques adeptes du travestisme.

La réforme protestante de Martin Luther au XIième siécle ne viendra pas en aide aux homosexuels bien au contraire, elle se servira bien souvent de l’homosexualité pour discréditer l’église catholique, notamment du fait du célibat des prétres.

De nouvelles lois sont adoptées pour réprimer l’homosexualité: Charles Quint, Empereur du Saint Empire romain-germanique, fait adopter un code pénal qui punit du bucher tout acte de luxure entre deux hommes, ou deux femmes (1532). Petit à petit, l’homosexualité, de péché religieux devient péché contre l’Etat. Malgré celà, dans certains pays, une certaine tolérance continue de s’étendre. La rivalité entre les deux églises (catholique et protestante) occupant la majorité des débats, on ressent moins le besoin de trouver un adversaire en la personne des gays. C’est d’autant plus vrai en France sous le régne d’Henri III (1574-1589). Il est de notoriété publique que ce roi aime la compagnie de ses “mignons”, ce qui conduit le poète Pierre de Ronssard à écrire des vers pour se moquer de ce penchant homosexuel du souverain.

  • “Le roi ne m’aime point, pour être trop barbu,
    il aime à semencer le champ qui n’est herbu,
    et, comme un vrai castor, chevaucher le derrière”

Mais encore une fois, cette tolérance est uniquement présente dans les milieux aisés de la société et uniquement si on respecte les rôles dominant/dominé.

Les Lumières.

Le siècle des Lumières va apporter un regard nouveau sur l’homosexualité. Pour une des toutes premières fois, l’homosexualité fait l’objet d’un débat et non plus d’une condamnation pure et ferme. L’amour philosophique  devient un des principaux thémes de la philosophie de l’époque

Malheureusement, les penseurs de l’époque n’arriveront pas à se mettre d’accord et auront tous une position différente les uns des autres.

bentham
Dans “Essai sur la pédérastie”, le philosophe anglais Jérémy Bentham s’interroge sur la sévérité des peine sinfligées aux homosexuels. A l’issue de son étude, il ne trouve aucune raison qui puisse expliquer  cet état de fait (1).
Selon lui, l’homosexualité ne produit aucun préjudice à personne. Il va même jusqu’à affirmer que tous les  personnages de l’antiquité ont eu, à un moment ou un autre, un certain penchant homosexuel.

Dans son ouvrage “Des délits et des peines” qui jouera un rôle fondamental dans le droit pénal européen dans la mesure où il synthétise les différentes attentes des juristes de l’époque , Cesaria Beccaria s’interroge sur la proportionnalité des peines et donc sur leur utilité. Il pense notamment qu’il faut décriminaliser l’homosexualité.

Rousseau, quant à lui, est beaucoup moins favorable à l’homosexualité.  dans le livre II des “Confessions”, il démontre même un dégoût certain pour les homosexuels . Il est vrai qu’il y décrit sa mésaventures avec le faux Maure qui essaya d’abuser de lui.  Toujours est il que de cet événement, Rousseau en tire une généralité sur les gays. Et si on peut comprendre qu’il n’ait pas apprécié de se faire “harcelé” de la sorte, on peut regretter qu’un tel philosophe se laisse aller à une telle animosité à l’égard de ces hommes qui ont un “goût dépravé qui outrage la nature”. En dehors de l’hétérosexualité, point de salut aux yeux de Rousseau.

En dehors de ces débats philosophiques, l’homosexualité va gagner du terrain dans les villes.

En Angleterre, apparaissent les Molly House, ancétre des bar gay souvent tenus par un homme déguisée en femme. A Paris, les sodomites investissent plusieurs lieux de la capitale notamment le jardin des Tuileries.

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Recherches

21 Octobre 2016 , Rédigé par coming out Publié dans #Info général

L'association recherche des adhérents et des bénévoles pour participer a ses différentes actions

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Répondez à quelques questions sur votre vie sexuelle ⬅

17 Octobre 2016 , Rédigé par coming out Publié dans #Questionnaires

 

Répondez à quelques questions sur votre vie sexuelle 
L’Ifop va mener une étude en ligne du 24 octobre au 4 novembre auprès de jeunes hommes motivés et disponibles pour se connecter sur notre forum, chaque jour, et répondre à quelques questions (loisirs, santé, sexualité...) 
Pour vous remercier de votre implication, nous vous remettrons à l'issue de l'étude un dédommagement. 
Pour en savoir plus : bit.ly/IFOPGarconmag

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L'homophobie ordinaire

14 Octobre 2016 , Rédigé par coming out Publié dans #Lutte contre les discriminations

 

 

 

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Mariage gay : ce maire de Seine-Maritime qui prône la « liberté de conscience »

13 Octobre 2016 , Rédigé par coming out Publié dans #Info général

Cyrille, 49 ans, et Eric, 45 ans, se se sont dits "oui" près de Caen (Calvados), samedi 8 juin 2013. Le premier mariage gay de Normandie. (Crédit photo : Nicolas Orhant – Mairie d’Hérouville Saint-Clair)

Cyrille, 49 ans, et Eric, 45 ans, se se sont dits "oui" près de Caen (Calvados), samedi 8 juin 2013. Le premier mariage gay de Normandie. (Crédit photo : Nicolas Orhant – Mairie d’Hérouville Saint-Clair)

Mariage gay : ce maire de Seine-Maritime qui prône la « liberté de conscience »

Le Conseil constitutionnel dira, le 18 octobre, si les maires opposés au mariage pour tous peuvent refuser d'unir les gays. À l’origine du combat : un maire de Seine-Maritime.

Mise à jour : 13/10/2013 à 17:39 par La Rédaction

C’est le nouveau combat des opposants au mariage gay : permettre aux maires récalcitrants de ne pas célébrer d’unions homosexuelles, au nom de leur « liberté de conscience ». C’est sur cette question que le Conseil constitutionnel, saisi d’une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), devait se pencher, mardi 8 octobre 2013. Les Sages ont finalement mis leur décision en délibéré au 18 octobre. D’ici là, ils devront trancher et dire si l’absence dans la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe de disposition garantissant « la liberté de conscience » des officiers d’état civil opposés au mariage homosexuel est conforme ou non à la Constitution.

« Requête en annulation pour excès de pouvoir »

Cette QPC fait suite à une « requête en annulation pour excès de pouvoir » déposée au Conseil d’État par six maires et le collectif Maires pour l’enfance, représenté par Franck Meyer, le maire UDI de Sotteville-sous-le-Val, à une dizaine de kilomètres au sud de Rouen, qui affirme rassembler 20 150 maires et adjoints opposés au mariage et à l’adoption par des couples homosexuels.

Jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende

Aujourd’hui, le Code pénal prévoit jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende pour les maires qui refusent d’appliquer la loi, et marier des couples du même sexe.
Selon un récent sondage IFOP, 54 % des Français sont favorables à une clause de liberté de conscience pour les maires. En plein débat sur le mariage homosexuel, en novembre 2012, François Hollande avait déclaré devant le congrès des maires que la loi s’appliquerait « pour tous dans le respect néanmoins de la liberté de conscience », avant de revenir sur ses propos.
Dans les faits, néanmoins, un maire peut déléguer à l’un de ses adjoints la célébration d’un mariage homosexuel.
Le collectif, La Manif pour tous, qui avait été aux avant-postes de l’opposition au mariage homosexuel, a annoncé dans un communiqué qu’il soutenait « tous les maires qui courageusement, osent exprimer et revendiquer leur liberté de conscience, celle-ci n’ayant aucune raison de leur être refusée et d’être réservée à certaines professions ». La Manif pour tous affirme ainsi avoir lancé une pétition pour la défense de la liberté de conscience des maires, qui a recueilli plus de 80 000 signatures.

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Le Havre : En Normandie, un projet de « Refuge », pour les jeunes homosexuels en rupture familiale

11 Octobre 2016 , Rédigé par coming out Publié dans #Actualités

Le Havre : En Normandie, un projet de « Refuge », pour les jeunes homosexuels en rupture familiale

Au Havre (Seine-Maritime), un centre d'accueil pour les jeunes homosexuel(le)s en rupture familiale devrait ouvrir au mois de janvier 2017. C'est une première en Normandie.

Mise à jour : 10/10/2016 à 19:59 par Manon Loubet

Le Refuge, une association (la seule conventionnée par l’État) qui vient en aide aux jeunes homosexuel(le)s en rupture familiale, devrait s’implanter au Havre (Seine-Maritime) en janvier 2017. C’est une première en Normandie. L’association propose un hébergement temporaire et un accompagnement psychologique.

L’absence de prise de conscience et de soutien des pouvoirs publics est d’autant plus alarmante que les jeunes homosexuel(le)s connaissent un taux de suicide 13 fois plus élevé que leurs pairs hétérosexuels », indique l’association.

> LIRE AUSSI : Homophobie : l’association Le Refuge veut s’implanter en Normandie

500 demandes de logements chaque année
L’association, qui gère plus de 80 places d’hébergement temporaire dans les villes de Paris, Montpellier, Lyon, Grenoble, Marseille, Lille, Toulouse, Rennes, Perpignan, Avignon, Nice, Besançon, Strasbourg, Bordeaux, Saint-Denis de La Réunion et en Corse, est absente en Normandie. Un projet sur la ville du Havre (Seine-Maritime) est en cours pour l’année 2017, ainsi qu’en Guyane. Le Refuge reçoit chaque année plus de 500 demandes d’admission. Et les demandes sont exponentielles.
En Normandie, 10 demandes ont été recensées en 2015 et neuf depuis le début de l’année 2016. Au Refuge, des jeunes de 18 à 26 ans, en rupture familiale, peuvent bénéficier d’un logement temporaire et d’un accompagnement psychologique. Une ligne téléphonique est disponible 24h/24 et sept jours sur sept pour ces jeunes en difficulté au 06 31 59 69 50.

« Ce môme était à la rue parce qu’il était homo »

C’est le maire de Sausseuzemare-en-Caux, près de Goderville (Seine-Maritime),Luc Foubert, qui a ré-impulsé ce projet, dans les tuyaux depuis déjà plusieurs années en Normandie. Le maire de cette petite commune de 424 habitants a reçu la visite, un soir, chez lui, d’un jeune homme de 19 ans qui avait été mis à la porte par ses parents.

Luc Foubert fait alors connaissance avec l’association Le Refuge. Avec Philippe Paumelle, un bénévole à Aides, association de lutte contre le Sida, ils reprennent le projet lancé par Le Refuge en 2014. Ils réunissent autour d’eux une équipe d’une dizaine de bénévoles et proposent de créer un accueil pour ces jeunes en difficulté en Normandie, au Havre.

Un lieu pour se reconstruire

Avec un budget prévisionnel de 28 000 euros, les porteurs du projet veulent mettre en place un appartement-relais ainsi qu’un local d’accueil de l’association :

Dans cet appartement-relais, trois à quatre jeunes pourront être accueillis pour des périodes de trois mois, renouvelables. « Ils vivront en colocation, précise Philippe Paumelle. C’est important qu’ils ne vivent pas seuls et qu’ils puissent partager leur histoire avec d’autres… Ils sont autonomes dans l’appartement mais les bénévoles de l’association ont les clefs et passent régulièrement les voir. »
Les conditions de vie imposés par le règlement doivent être respectés : propreté, extinction des feux à 23h maximum, suivi médical si besoin… Une partie du budget du projet est d’ailleurs consacré aux psychiatres.

Appel aux dons

L’équipe du projet du Refuge du Havre lance un appel aux dons auprès des politiques notamment, mais aussi auprès du grand public. Ils lancent également un appel aux bénévoles, conclut Philippe Paumelle.

• Plus d’informations sur le site du Refuge ou par mail : p.paumelle@le-refuge.or

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Le Refuge, association qui lutte contre l'homophobie, devrait ouvrir une antenne au Havre

10 Octobre 2016 , Rédigé par coming out Publié dans #Actualités

Le Refuge, association qui lutte contre l'homophobie, devrait ouvrir une antenne au Havre

Une antenne de l'association de lutte contre l'homophobie et la transphobie, Le Refuge, devrait ouvrir début 2017 au Havre.

Le Refuge est une association nationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie reconnue d'utilité publique. Présente dans 16 villes de France, elle accueille depuis 2003, garçons et filles de 18 à 25 ans, en situation d'isolement familial du fait de leur orientation sexuelle ou de genre. Sa mission auprès de ces jeunes : l'écoute, le soutien, l'accompagnement, l'hébergement temporaire et la médiation familiale. Elle dispose d'une ligne d'urgence ouverte 7 jours sur 7 et 24 h sur 24 (06 31 59 69 50).

C'est en constatant l'absence de lieu d'accueil que Philippe Paumelle a décidé il y a quelques mois, de créer une délégation du Refuge au Havre, pour les cinq départements de la région Normandie. Vendredi dernier, à l'hôtel Kyriad, il a tenu une réunion d'information publique afin de présenter le projet. Entouré de son équipe de bénévoles, il s'est réjoui du grand nombre de participants, notamment des élus, venus apporter leur soutien.

Un appartement en centre-ville

Philippe Paumelle a d'abord rappelé quelques chiffres significatifs : 7 000 jeunes ont été en contact avec le Refuge depuis sa création en 2003 dont 1 900 en 2015, 923 jeunes hébergés dont 194 en 2015 (pour 468 demandes). « Depuis 2012, on assiste à une explosion des demandes », expliquait-il en soulignant l'urgence. « Suite à la révélation de leur homosexualité, certains jeunes se retrouvent en situation de rupture familiale, chassés, rejetés parfois même victimes de violence et de séquestration », ajoutait-il avec un dernier chiffre récent : celui de l'augmentation de 32,7 % des demandes d'hébergement sur le 1er semestre 2016.

L'antenne du Havre devrait ouvrir début 2017 pour proposer aux jeunes en situation d'urgence des solutions d'hébergement dans un appartement relais situé en centre-ville ainsi que des mesures d'accompagnement psychologiques et sociales.

Pour concrétiser ce projet, l'équipe havraise souhaite tisser des partenariats notamment avec les entreprises. Elle lance aussi un appel au bénévolat auprès des personnes désireuses de s'engager à ses côtés. « Nous avons besoin d'une équipe aux compétences les plus diversifiées, pour soutenir les jeunes que nous hébergerons. Ils auront besoin de notre aide dans beaucoup de domaines et surtout de retrouver une ambiance familiale nécessaire pour se reconstruire », précisait Philippe Paumelle en ajoutant que 28 000 euros sont nécessaires pour lancer le projet (location de l'appartement et fournitures de fonctionnement). Les dons peuvent être adressés à l'association nationale Le Refuge en précisant qu'ils sont destinés à la délégation du Havre.

Source : Normandie TV

09/10/2016 Actualites Gay

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Le placard ou comment en sortir

7 Octobre 2016 , Rédigé par coming out

Le placard ou comment en sortir

Pourquoi le coming out

Le coming out , en français « sortir du placard », est l’acte par lequel une personne décide de manifester ouvertement son homosexualité. Si le terme anglo-saxon est couramment employé, c’est parce que le coming out a été l’acte de revendication et d’identification le plus populaire dès la naissance des mouvements gay contemporains.

On pourrait dire qu’il y a trois types de coming out :

  • Celui pour soi : accepter et assumer le fait qu’on est attiré par des hommes n’a rien d’évident pour soi-même. La plupart des adolescents ou des jeunes gays traversent une période, qui peut durer plusieurs années, pendant laquelle ils refusent de s’identifier comme homosexuels, alors même qu’ils peuvent avoir des relations homosexuelles. Puis vient un jour où ils ressentent le besoin de vivre librement leurs attirances et sentiments.
  • Celui auprès des autres : selon qu’on s’adresse à sa famille, à ses amis ou à des collègues, la manière de le manifesterforme et le moment diffèrent. À chacun de se sentir libre de l’aborder comme bon lui semble, quand il le souhaite, sans ressentir de pression.
  • Celui auprès des gays : a priori, c’est le schéma le plus facile des trois ; il marque l’entrée dans une forme de communauté, où les gays se reconnaissent entre eux.

Certains font leur coming out seulement auprès de leurs proches ; d’autres, au contraire, n’en parlent pas à leur famille, mais uniquement à leurs amis ; et nombreux sont ceux qui, s’ils vivent très bien leur sexualité dans la sphère privée, cachent leur homosexualité sur leur lieu de travail.

Rares sont ceux qui disent et affirment, en toute circonstance, qu’ils sont gay, certains estimant que cela relève de l’intime, et que leurs collègues n’ont donc pas à en être informés ; alors que d’autres refuseront, à l’inverse, de ne pouvoir afficher leur relation amoureuse, comme les hétéros le font. C’est à chacun de savoir à qui, et comment, il souhaite en parler.

Le coming out n’est pas un aveu, ni une obligation

Le coming out est un processus personnel, voire permanent, qu’il faut penser à sa manière, et avec ses propres mots. Il n’y a aucune obligation à le faire, ; il ne s’agit pas d’un aveu. Au contraire, l’on pourra en tirer quelques bénéfices, et en premier lieu éviter les mensonges contraints ou les non-dits sur sa vie privée. La levée de ce « secret » peut ôter un poids psychologique certain et réduire le stress en vous. Cela peut vous redonner confiance en vous-même, et vous permettre d’être reconnu et apprécié de votre entourage. Enfin, cela peut vous rapprocher aussi d’autres personnes, qui sont dans la même situation que vous ou qui sont passées par là.

Mais attention ! Le coming out ne doit pas être un « poids » : en effet, dans beaucoup de circonstances, il n’est pas facile à faire, notamment auprès de ceux, familles et ou employeurs notamment, qui se montrent manifestement hostiles, mais dont on reste dépendant.

Petit guide du coming out

1° Le dire ou pas ?

Que dire ? Au début du processus de coming out, certaines personnes ne sont pas prêtes à s’identifier comme « gay », craignant peut-être d’être désormais définies par cette seule identité. Il n’est donc pas obligatoire d’utiliser ce terme, d’autant plus quand on ne se ressent pas forcément « homosexuel ». Vous pouvez, par exemple, partager avec une autre personne l’attraction que vous éprouvez envers quelqu’un du même sexe ; tentez de décrire ce que vous ressentez… Ce sera’est un premier pas.

Comment le dire ? Vous pouvez aussi écrire ce que vous souhaitez dire, car parfois la parole est difficile. Mais si vous êtes sûr de vous, alors vous pouvez y aller plus franchement. Peu importe la manière, il n’y a pas de « phrase magique » : allez au plus simple, par mail, dans une lettre.

Quand le dire ? Évacuons d’emblée la question de l’âge. Il n’y a pas d’âge pour faire son coming out. Il faut simplement choisir le bon moment : le vôtre. Le bon moment, c’est celui où l’on est au clair avec sa sexualité . La question du moment est donc importante ; il faut que vous vous sentiez prêt, que vous en ressentiez le besoin, si ce n’est l’envie. Mais soyez également conscient de l’humeur et des problèmes de ceux auprès de qui vous souhaitez le faire. Car même si le moment est propice pour vous, évitez d’en parler à ceux/celles de vos ami-e-s au moment où ils seraient eux-mêmes en butte à des difficultés passagères, par exemple. Ce conseil n’est pas forcément pour les protéger, eux, mais pour que vous n’ayez pas à faire face à un rejet ou à une réaction inappropriée de leur part, qui seraient dues aux circonstances qu’ils traversent plutôt qu’à une réaction négative à votre égard… Avec vos parents, essayez de trouver un moment où vous saurez qu’une conversation sereine est possible avec eux.

2° Auprès de qui le faire ?

La plupart des gays qui envisagent leur coming out le font parce que, tôt ou tard, ils ne peuvent ou ne veulent plus cacher qui ils sont réellement, et qu’ils aspirent à des relations plus authentiques avec leur entourage. Plusieurs interlocuteurs sont à prendre en compte.

Ses parents : C’est souvent avec les parents que le coming out s’avère le plus difficile. Les parents élèvent rarement leur enfant en caressant le doux rêve qu’il soit un jour homosexuel !... C’est donc souvent un moment difficile pour eux. Mais la peur de les « décevoir » ne doit pas être un frein : l’amour des parents pour leur enfant, dans la grande majorité des cas, leur permet, tôt ou tard, d’« accepter ».

Ses amis : Cela sera probablement plus facile qu’avec vos parents ; il faut donc peut-être commencer par là. Si ce sont de bons amis, ils seront là pour vous écouter quand vous voudrez faire votre coming out auprès de vos parents. Et si ça se passe mal, vous aurez alors d’autant plus besoin du e réconfort de vos amis.

Ses enfants : Une sorte de coming out à l’envers. Certaines personnes, dans leur maturité, se décident à vivre une sexualité qu’ils refoulaient jusque-là. C’est alors que la question de le dire à ses enfants peut se poser. Dans ce cas, l’autre parent des enfants est peut-être la personne avec qui il faudrait bâtir une stratégie. Les mêmes précautions demeurent, comme pour les autres cas : attention au moment choisi, en particulier vis- à- vis de ses enfants.

Son médecin : Pour être médicalement suivi au mieux, le principe de vérité doit être l’axe de la relation avec votre médecin. Ce dernier a besoin de connaître vos pratiques, et les risques qui y sont liés. Si vous ne vous sentez pas à l’aise pour en parler avec lui, vous pouvez changer de médecin ! La sexualité a un rôle important dans la santé ; il, faut donc pouvoir l’aborder en confiance avec le praticien que vous avez choisi.

3° Les risques

Tout le monde ne sera pas forcément compréhensif, et certains seront peut -être choqués, voire hostiles. Mais, le plus souvent, cela reste provisoire ; le temps fait son « travail », et laisse à chacun la possibilité d’« avancer » à son rythme….

Cependant, certaines relations peuvent changer de façon permanente, et ; si certains peuvent s’éloigner ou couper les ponts, des rencontres peuvent aussi avoir lieu et des liens se solidifier à l’occasion d’un coming out… Mais attention : il existe (rarement, mais cela arrive), notamment pour des mineurs (moins de 18 ans), des cas d’expulsion de leur maison familiale, ou de perte du soutien financier de la part des parents. Si donc vous dépendez encore financièrement de vos parents, peut-être vaut-il mieux attendre un peu, . Ou vous renseigner auprès d’associations qui pourraient vous soutenir dans vos choix (voir les liens en fin d’article).

Le risque du tabou : Si, une fois dit, le sujet est « enterré » et que plus personne ne vous en parle, que l’on fait comme si vous n’aviez rien dit, : attention ! Votre entourage est peut-être en train de prendre l’habitude de ce « non-dit », ce qui équivaudrait à un retour en arrière, comme si votre coming out n’avait pas eu lieu…. Dans ce cas, brisez le silence : parlez de choses qui sous-entendent que vous êtes gay, parlez de votre petit copain, parlez de votre week-end de la Gay Pride… mais ne laissez pas s’installer l’omertá.

4° Vous n’êtes pas seul

Que ce soit les associations, l’infirmière du lycée, les lignes téléphoniques ou sur Internet, les soutiens ne manquent pas pour vous aider tout au long du processus de coming out. Faites -vous aider et accompagner : , n’hésitez pas ; d’autres sont passés par là, et leur expérience peut vous être précieuse.

De manière anonyme, vous pouvez faire appel à la Ligne Azur, quelle que soit votre situation vis-à-vis du coming out, que vous y pensiez, que vous l’ayez déjà fait ou que vous vous apprêtiez à le faire. La personne qui vous écoutera pourra aussi vous orienter vers une association ou toute autre structure proche de chez vous.

- LIGNE AZUR : http://www.ligneazur.org

- SOS homophobie : http://www.sos-homophobie.org/

- Fil santé Jeunes : http://www.filsantejeunes.com/

- APGL/ Contact : http://www.apgl.fr/

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Mère porteuse : l’enquête qui dérange

3 Octobre 2016 , Rédigé par coming out Publié dans #Info général

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Mariage gay, PMA, « gender ».

3 Octobre 2016 , Rédigé par coming out Publié dans #Info général

 Mariage gay, PMA, « gender ».

1. La théorie du genre, c'est quoi ?

La « théorie du genre » est avant tout une invention de ses détracteurs.

Ce qui existe, ce sont les « gender studies », venues des Etats-Unis. Un champ d'études universitaires né dans les années 1960, en parallèle du développement du féminisme. Son propos : étudier la manière dont la société associe des rôles à chaque sexe. Exemples : « pourquoi les hommes font moins le ménage », « pourquoi une femme mécanicienne ou un homme sage-femme paraissent insolites », etc.

L'un des postulats de ces études était de distinguer le « genre », la construction sociale (les filles aiment le rose, les garçons le bleu) du sexe physique. D'où le recours croissant à l'utilisation du terme « genre », par exemple pour dénoncer les « stéréotypes de genre ».

Ce qui n'existe pas : Mais il n'y a pas de « théorie » au sens idéologique ou scientifique du terme, pas de programme secret ou caché visant à « manipuler » les enfants.

 Mariage gay, PMA, « gender ».

2. Pourquoi dit-on qu'elle est « enseignée dans les écoles » ?

La dénonciation des dangers de la « théorie du genre » n'est pas neuve : dès 2011, la sphère catholique traditionaliste partait en guerre contre l'introduction de cette notion de « genres » dans les manuels de Sciences de la vie et de la Terre (SVT) de première. En réalité, ce fantasme d'une « idéologie du genre » est venu des Etats-Unis et des groupes ultraconservateurs, qui ont inspiré leurs homologues en Europe. En réalité, la loi prévoit l'enseignement de l'égalité homme-femme à l'école depuis 1989, et des cours d'éducation sexuelle sont prévus à l'école depuis une loi de 2001.

On n'enseigne donc aucune « théorie du genre » dans les écoles, même si des réflexions sont menées autour des questions d'égalité homme-femme par nombre d'acteurs, dont les syndicats. Les « anti » citent ainsi régulièrement une étude du syndicat Snuipp sur la question, en général sans préciser qu'il s'agit d'une réflexion syndicale et pas du programme officiel.


3. Qu'est ce que les « ABCD de l'égalité » ?

C'est la nouveauté de l'année 2013 : l'éducation nationale teste, dans 600 classes de 275 écoles, de la maternelle au CM2, des séquences pédagogiques sur les questions d'égalité homme-femme, les « ABCD de l'égalité ». Ils ne parlent pas de sexualité et donc encore moins d'homosexualité. Ils consistent en des séries d'exercices et d'activités destinés à interroger sur les rôles masculin et féminin en société : pourquoi les filles jouent à la poupée et les garçons au ballon, etc.

 Mariage gay, PMA, « gender ».

. Et la « ligne Azur », de quoi s'agit-il ?

Autre institution mise en cause : « Ligne Azur », filiale de Sida info service, qui existe depuis plus de dix ans, en tant que ligne téléphonique d'écoute pour personnes souffrant de doutes sur leur sexualité. Suite au constat alarmant d'un taux de suicide bien plus élevé chez les jeunes homosexuels, un partenariat a été mis en place avec l'éducation nationale, qui affiche le numéro de « Ligne Azur » dans les collèges et lycées.

Cette ligne a été prise pour cible par les « anti-gender » et notamment par le groupuscule d'extrême-droite « Egalité et réconciliation » d'Alain Soral, très en pointe sur le sujet. Leurs attaques, fausses ou très déformées, ont trouvé un relais en la personne du polémiste Eric Zemmour, qui a estimé que c'était là « la preuve de l'enseignement de la théorie du genre ». En réalité, Ligne Azur ne fait pas d'interventions scolaires, et existe pour prévenir des suicides d'adolescents.


 Mariage gay, PMA, « gender ».
 Mariage gay, PMA, « gender ».

5. Une sénatrice a-t-elle dit que les enfants appartenaient à l'Etat ?

Autre désinformation très répandue, au point de servir dans de très nombreux tracts et documents des « anti » : une citation attribuée à la sénatrice PS Laurence Rossignol, qui aurait supposément dit : « les enfants n'appartiennent pas à leurs parents, ils appartiennent à l'Etat ». Problème, qui illustre bien la méthode employée par les « anti » : cette citation était tout simplement fausse.

La sénatrice a uniquement déclaré : « les enfants n'appartiennent pas à leurs parents ». Ce qui est exact : Toute société, quelles qu'en soient les manières, les coutumes ou les institutions, prend soin d'un enfant quand ses parents meurent, le maltraitent ou sont incapables de s'en occuper.


6. La masturbation est-elle enseignée à l'école ?

On pourrait multiplier les exemples d'intox et de déformations, petites et grandes, tant le climat d'hystérie a été entretenu durant des mois : enseignement de la masturbation dès la maternelle, projet d'interdire la scolarisation à domicile pour mieux endoctriner au « gender », utilisation de « sextoys » dès l'école primaire...

Rien de tout cela n'est vrai, évidemment. Mais ces accusations outrancières sont symptomatiques de la volonté de certains militants de créer une atmosphère propice à la panique. Une opération en partie réussie, puisque des centaines de parents ont fini par retirer les enfants des écoles sur la foi de ces rumeurs.

On peut d'ailleurs trouver un schéma commun à la propagation de toutes ces intox : systématiquement, on trouve une occurence du terme incriminé dans un rapport plus ou moins officiel, une publication d'une institution proche de l'éducation nationale ou de l'un des syndicats d'enseignants. Ce terme est ensuite sorti de son contexte et ce qu'il désigne est fantasmé comme faisant partie intégrante des programmes de l'éducation nationale.

Si l'on prend l'exemple de la masturbation - qui, précisons-le n'a jamais fait partie du programme de maternelle -, le terme est employé dans un rapport de la branche européenne de l'OMS datant de 2010. Il y est expliqué qu'une forme d'autosexualité existe dès le plus jeune âge et qu'il conviendrait d'en informer les enfants qui en font la demande tout en gardant en tête « qu'il est faux d'analyser les comportements sexuels des enfants et des jeunes du point de vue de la sexualité des adultes ». Ce qui se traduit chez les anti-gender par : « l'OMS enjoint aux écoles et crèches d'"encourager la masturbation enfantine" ».

7. Les livres pour enfants font-il la promotion du « gender » ?

Mais la panique autour de la « théorie du genre » n'a pas été entretenue uniquement par des militants d'extrême-droite. L'UMP a aussi été tentée de se greffer sur le mouvement. C'est ainsi que Jean-François Copé a dénoncé un livre pour enfants, « Tous à poil », assurant qu'il était au programme en primaire.

Là encore, l'essentiel des accusations de M. Copé se sont révélées infondées : ce livre n'est pas au programme, mais a été listé par des parents d'élèves dans le cadre d'une bibliographie d'ouvrages, proposée dans quelques documents pédagogiques.

8. Des initiatives qui datent

En creusant un peu, on s'aperçoit assez rapidement que les questions de genre n'ont pas attendu l'année 2013 pour faire leur entrée à l'école, et la plupart des initiatives dénoncées par les « anti-gender » ont déjà plusieurs années.

Ainsi, le partenariat entre « Ligne Azur » et l'éducation nationale date de 2009, et a été renouvelé chaque année, de même que les recommandations aux recteurs d'être attentifs aux questions d'égalité homme-femme. Plus ironique : en 2011, dans le cadre de la préparation de son programme, l'UMP avait consacré un séminaire entier aux « questions de genre » et prévoyait d'évoquer cette question dès la maternelle.


9.Mais qui diffuse ces rumeurs ?

En 2011 déjà, quelques groupuscules ultra-catholiques avaient lancé l'offensive contre la présence de la « théorie du genre » dans les manuels de SVT de première. Le gouvernement avait dû réagir. Trois ans plus tard, ces associations, galvanisées par une année 2013 d'opposition au mariage gay, sont reparties au combat.

Elles ne sont pas seules : l'extrême-droite a également utilisé ses réseaux, autour par exemple de « Egalité et réconciliation » d'Alain Soral, allié pour la circonstance à une ancienne figure de la lutte des « beurs » des années 1980 : Farida Belghoul. Son influence s'est fait sentir notamment sur les quartiers populaires où ont eu lieu la majorité des retraits d'enfants des écoles.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/02/26/theorie-du-genre-dix-liens-pour-comprendre_4372618_3224.html#IFIGW3D0EHlmUxCs.99

 Mariage gay, PMA, « gender ».
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